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Sinistre — agir vite

Dégât des eaux : réagir vite pour une juste indemnisation

C'est le sinistre le plus fréquent en France — près de 500 000 par an. La rapidité de votre réaction conditionne directement l'étendue des dégâts et le montant de votre indemnisation.

Être accompagné par un expert

Que faire maintenant

1

Coupez l'eau et sécurisez la zone sinistrée.

2

Photographiez tous les dommages, horodatés.

3

Déclarez sous 5 jours à votre assureur.

4

Ne réparez pas avant le passage de l'expert.

Les 4 étapes clés

Du constat à l'indemnisation

Un parcours balisé pour ne rien oublier et défendre votre dossier à chaque étape.

1

Constat immédiat

Coupez l'eau, sécurisez, documentez chaque dégât avec des photos horodatées. Notez dates, heures et circonstances : le socle de votre dossier.

2

Déclaration

5 jours ouvrés pour déclarer (art. L113-2). Lettre recommandée avec le constat amiable rempli, les photos et la liste des biens endommagés.

3

Expertise

L'assureur mandate un expert ; vous pouvez assister et formuler vos observations. Au-delà de 5 000 € HT, expertise contradictoire. Faites-vous accompagner.

4

Indemnisation

Si l'offre semble insuffisante, contestez via un rapport d'expert indépendant, des devis ou le médiateur. Réparez après accord sur le montant.

Typologie

Les 6 causes principales

Identifier correctement l'origine est indispensable pour orienter les réparations et déterminer qui doit indemniser.

Fuite de canalisation

Rupture ou corrosion des tuyaux. Les fuites encastrées sont les plus insidieuses. Recherche par gaz traceur, caméra thermique ou corrélation acoustique sans destruction inutile.

Infiltration toiture/façade

Tuile cassée, solin décollé, joint fissuré. L'eau migre loin du point d'entrée. Le diagnostic impose une inspection méthodique de la couverture et des façades.

Débordement d'appareil

Lave-linge, lave-vaisselle, baignoire. Sinistre brutal et volumineux touchant sols et plafonds inférieurs. Responsabilité de l'occupant, sauf défaut couvert par la garantie.

Refoulement d'égout

Eaux usées remontant lors de fortes pluies. Particulièrement dommageable car souillé : décontamination nécessaire. Responsabilité de la commune ou du syndic selon le cas.

Dégât du voisin

Fuite venant du logement au-dessus. Constat amiable à remplir par les deux parties. En copropriété, l'IRSI simplifie : l'assureur de l'occupant prend en charge jusqu'à 5 000 € HT.

Remontée capillaire

Humidité ascensionnelle ou condensation par défaut de ventilation. Sinistres lents découverts tardivement. Traitement : drainage, injection de résine et ventilation.

Cadre réglementaire

Conventions, assèchement et prévention

Maîtriser les mécanismes d'indemnisation et le protocole d'assèchement évite refus injustifiés et moisissures.

Conventions IRSI & CIDE-COP

L'IRSI régit les dégâts des eaux en immeuble collectif depuis 2018, avec trois niveaux selon le montant des dommages immobiliers. La CIDE-COP complète le dispositif quand des constructeurs sont impliqués.

< 1 600 € : assureur occupant1 600–5 000 € : expert unique> 5 000 € : droit commun

Assèchement & moisissures

Étape critique souvent négligée : sans assèchement correct, les moisissures apparaissent en 48 à 72 h. Le protocole : pompage, déshumidificateurs professionnels, ventilation forcée et mesures hygrométriques jusqu'au retour sous 60 %. Les matériaux saturés (placo, laine minérale, parquet) sont souvent à remplacer.

En chiffres

Le dégât des eaux en France

500000
Dégâts des eaux déclarés chaque année
2400
Coût moyen d'un sinistre, hors dommages indirects
5
Jours ouvrés pour déclarer sous peine de déchéance
5000
Seuil IRSI HT au-delà duquel le droit commun s'applique
Tarifs indicatifs

Combien coûte une expertise dégât des eaux ?

Le tarif dépend de la surface du bien, de la complexité du dossier et de votre localisation. Le montant indiqué correspond à la moyenne nationale constatée. Un devis gratuit et personnalisé, sans frais cachés, vous est transmis avant toute intervention.

800 € – 2 500 €
TTC · moyenne nationale
FAQ

Questions fréquentes sur les dégâts des eaux

Dois-je accepter le chiffrage de l'expert d'assurance ?
Non, le chiffrage proposé par l'expert mandaté par votre assureur n'est en aucun cas une décision définitive. Il s'agit d'une proposition d'indemnisation que vous êtes libre d'accepter ou de refuser. Si les montants vous paraissent insuffisants ou si des postes de dommages ont été omis, vous avez le droit de mandater un expert d'assuré, également appelé expert indépendant, pour réaliser une contre-expertise. Ce professionnel, qui travaille exclusivement dans votre intérêt, évaluera les dommages aux prix réels du marché local et négociera directement avec l'expert de la compagnie d'assurance. En cas de désaccord persistant entre les deux experts, la procédure prévoit la désignation d'un tiers expert, choisi d'un commun accord, dont les conclusions s'imposeront aux deux parties. L'écart entre le chiffrage initial de l'assureur et le montant finalement obtenu après contre-expertise peut atteindre le double, justifiant pleinement cette démarche.
Peut-on réparer avant l'expertise ?
Seules les mesures conservatoires sont autorisées et même vivement recommandées avant le passage de l'expert : couper l'alimentation en eau au robinet d'arrêt, pomper l'eau stagnante, protéger les biens mobiliers non endommagés et ventiler les pièces affectées pour limiter le développement de moisissures. En revanche, toute réparation définitive, qu'il s'agisse de refaire un plafond, de remplacer un revêtement de sol ou de changer une canalisation, doit impérativement attendre la visite de l'expert mandaté par votre assureur. Procéder à des réparations définitives avant cette expertise vous expose à un risque sérieux de perdre votre droit à indemnisation, car l'assureur pourrait arguer qu'il n'a pas pu constater l'étendue réelle des dommages. Conservez systématiquement les matériaux endommagés, les pièces défectueuses retirées lors des mesures d'urgence et toutes les factures associées, car ces éléments constituent des preuves essentielles pour votre dossier.
Comment fonctionne le constat amiable ?
Le constat amiable de dégât des eaux est un formulaire standardisé que les assureurs mettent à disposition de leurs assurés. Il doit être rempli conjointement par le responsable présumé du sinistre et par la victime, idéalement sur les lieux mêmes du sinistre. Chaque partie conserve un exemplaire signé et l'envoie à son propre assureur dans le cadre de la déclaration de sinistre. Ce document établit les circonstances précises du sinistre, identifie les parties impliquées et décrit la nature et la localisation des dommages constatés. Si le voisin responsable refuse de signer le constat amiable, cette opposition ne vous empêche pas de procéder à votre déclaration. Signalez ce refus par écrit à votre assureur et transmettez le formulaire rempli avec vos propres éléments probants, notamment des photographies datées, des attestations de témoins et tout autre justificatif permettant d'établir la réalité du sinistre et son origine.
Que couvre mon assurance habitation ?
La garantie dégât des eaux, incluse dans tout contrat multirisques habitation, couvre les dommages causés par l'eau aux biens immobiliers de votre logement, notamment les murs, les sols, les plafonds et les revêtements, ainsi qu'aux biens mobiliers tels que le mobilier et les appareils électroniques. Cependant, les exclusions de garantie varient sensiblement selon les contrats et méritent une lecture attentive. Les situations fréquemment exclues comprennent les infiltrations résultant d'un défaut d'entretien manifeste de la toiture ou des joints, les dégâts progressifs non déclarés dans un délai raisonnable, ainsi que les phénomènes climatiques relevant de la garantie tempête ou de la catastrophe naturelle. Il est donc essentiel de vérifier dans vos conditions particulières les plafonds d'indemnisation applicables, le montant de la franchise, les coefficients de vétusté appliqués aux biens mobiliers, ainsi que les éventuelles clauses de valeur à neuf qui peuvent significativement améliorer votre indemnisation.
Comment détecter un dégât des eaux caché ?
Un dégât des eaux peut rester invisible pendant des semaines, voire des mois, provoquant des dommages considérables avant d'être détecté. Plusieurs indices discrets doivent alerter le propriétaire ou le locataire : traces d'humidité persistantes sur les murs ou les plafonds, odeur de moisi caractéristique, décollement du papier peint ou des peintures, gondolement ou soulèvement du parquet, apparition de salpêtre sous forme d'efflorescences blanches. Pour localiser précisément l'origine d'un dégât des eaux caché, l'expert dispose d'outils de diagnostic spécialisés. L'hygromètre à piques permet de mesurer le taux d'humidité dans l'épaisseur des matériaux. La caméra thermique infrarouge détecte les variations de température révélant les zones humides dissimulées derrière les doublages, les faux plafonds ou sous les revêtements de sol. Les capteurs acoustiques identifient les fuites dans les canalisations encastrées en détectant les vibrations sonores générées par l'écoulement de l'eau sous pression.

Sinistre en cours ?

Ne restez pas seul face à votre assureur. Nos experts indépendants figent les constats, identifient les causes, chiffrent les réparations et défendent votre dossier — sinistre récent ou offre contestée.

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